Robert Mallet-Stevens est l’une des grandes figures de l’architecture française de l’entre-deux-guerres.
Il est né, le 24 mars 1886, à Maison-Laffitte, dans une maison du XVIIe siècle conçue par François Mansart.
Son entourage familial est celui de collectionneurs, son père Maurice Mallet est expert en tableaux de ventes publiques. C'est le neveu de Suzanne Stevens, l'épouse du financier belge Adolphe Stoclet qui fit construire à Bruxelles le célèbre palais qui porte son nom. L'homogénéité avant-gardiste de ce bâtiment aura probablement exercé une forte influence sur les choix esthétiques ultérieurs de Robert Mallet-Stevens qui prend le nom de son père et de sa mère.
Il est né, le 24 mars 1886, à Maison-Laffitte, dans une maison du XVIIe siècle conçue par François Mansart.
Son entourage familial est celui de collectionneurs, son père Maurice Mallet est expert en tableaux de ventes publiques. C'est le neveu de Suzanne Stevens, l'épouse du financier belge Adolphe Stoclet qui fit construire à Bruxelles le célèbre palais qui porte son nom. L'homogénéité avant-gardiste de ce bâtiment aura probablement exercé une forte influence sur les choix esthétiques ultérieurs de Robert Mallet-Stevens qui prend le nom de son père et de sa mère.
Intéressé au premier chef par la collaboration entre les
différentes formes d'art. Entré deuxième, il sort premier de l'École spéciale d'architecture de Paris, qu'il fréquente entre 1906 et 1910. Ses premiers articles, écrits en collaboration avec Jacques Rœderer, sont publiés en 1907 et 1908 dans la revue britannique The Architectural Review, puis dans les revues belges, Le Home et Tekhné, dès 1911, ainsi que dans des périodiques français comme L'Illustration. Ses premiers projets sont exposés à partir de 1912 au Salon d'automne à Paris et publiés dans la revue Der Architekt en 1911 et en 1914-1915.
Mobilisé en 1914, dans l'aviation française il est
photographe aérien.

Robert Mallet Stevens en aviateur (ci-dessus)
et en habit militaire (ci-dessous) pendant la guerre 1914-1918

Il participe à l'élaboration de grandes expositions internationales. A Gand en 1913, à Lyon, Bruxelles et Londres en 1914, et San Francisco en 1915.
Dès 1919, il est reconnu comme une figure montante du style
moderne présenté au Salon d'automne de Paris dans l'entourage du couturier Paul
Poiret dans une réminiscence " de style Directoire, néo-pompéien ou à la
funèbre géométrie des salles de musique allemande ". Au Salon d'automne
de 1922, il expose une maquette très remarquée pour un projet d'aéro-club.
Robert Mallet-Stevens publie en 1922 aux éditions Massin
" Une cité moderne ", un portfolio de 32 dessins réalisés entre 1917
et 1922 donnant à voir un projet de ville idéale avec cinéma, banque, musée,
halles, pavillon de sports, palais de justice, maisons ouvrières, hôtel de
voyageurs, mairie, arrêt de tramway, église et immeuble de rapport.
En 1924, Robert Mallet Stevens présente au Salon d'Automne ses projets d'urbanisme, Guillaume Jeanneau écrit a ce propos " L'art de Robert Mallet Stevens est le plus laconique et le plus dépouillé qu'aucune autre formule ", plus loin il ajoute " Créateur d'une formule de décor cinématographique, Mallet-Stevens est l'un des théoriciens de l'esthétique moderne " (...) rationaliste et logicienne. "
De 1921 à 1923, il entreprend la construction de la Villa Paul Poiret à Mézy-sur-Seine dans les Yvelines, qui demeure inachevée en raison de la faillite du couturier, jusqu'à son rachat en 1930 par l'actrice Elvire Popesco.
En 1924, il rénove l'Hôtel des Roches Noires à Trouville-sur-Mer, lieu fréquenté bien plus tard par Marguerite Duras. La même année il est professeur à l'école spéciale d'architecture.
En 1924, Robert Mallet Stevens présente au Salon d'Automne ses projets d'urbanisme, Guillaume Jeanneau écrit a ce propos " L'art de Robert Mallet Stevens est le plus laconique et le plus dépouillé qu'aucune autre formule ", plus loin il ajoute " Créateur d'une formule de décor cinématographique, Mallet-Stevens est l'un des théoriciens de l'esthétique moderne " (...) rationaliste et logicienne. "
De 1921 à 1923, il entreprend la construction de la Villa Paul Poiret à Mézy-sur-Seine dans les Yvelines, qui demeure inachevée en raison de la faillite du couturier, jusqu'à son rachat en 1930 par l'actrice Elvire Popesco.
En 1924, il rénove l'Hôtel des Roches Noires à Trouville-sur-Mer, lieu fréquenté bien plus tard par Marguerite Duras.
Cependant il s'oriente d'abord, et pour une vingtaine
d'années, vers la création de meubles et de décors de cinéma, notamment ceux de
L'Inhumaine de Marcel L'Herbier en 1924, en collaboration avec Paul Poiret pour
les costumes, des meubles par Pierre Chareau, des peintures de Fernand Léger.
Pour ce film, le réalisateur déclare : " Nous voulions que ce soit une
sorte de résumé provisoire de tout ce qu'était la recherche plastique en France
deux ans avant la fameuse exposition des Arts décoratifs. Le film était aussi
destiné à l'Amérique, à cause de la renommée dont jouissait là-bas Georgette
Leblanc ". Mais Robert Mallet-Stevens a également travaillé pour des
réalisateurs de films de reconstitution historique comme " Les Trois
Mousquetaires " ou " Vingt ans après " de Henri Diamant-Berger. Dans
la lignée de Ricciotto Canudo, dont il était un proche, Mallet-Stevens
considérait le cinéma comme un art à part entière. En 1928, il publie aux
éditions Massin son traité : Le décor moderne au cinéma. Il réalise 18 décors de
films entre 1920 et 1929.
Il participe activement à l'exposition des Arts décoratifs à Paris en 1925, avec plusieurs réalisations.
Il est au cœur des débats sur l'architecture puisque, écarté du Congrès International de l'Architecture Moderne (CIAM) au deuxième congrès de 1929 par Le Corbusier et Giedion, il répond à ce geste, la même année, en participant activement à la création de la fondation de l'Union des Artistes Modernes (UAM).
Ce n'est que tardivement qu'il devint constructeur, presque exclusivement pour des clients privés, son unique commande publique ayant été la réalisation d'une caserne de pompiers à Paris. Il réalise plusieurs constructions : la Villa Noailles à Hyères, une rue complète à Paris, la Villa Cavrois.
De 1935 à 1940, il dirige l’école des Beaux-Arts de Lille, grâce au soutien de l'architecte Gabriel Pagnerre, où il tente d'appliquer les principes de l'UAM à un projet pédagogique et institutionnel de formation des architectes. Il participe, en 1939, à l'Exposition du Progrès social à Lille et Roubaix.
Il participe activement à l'exposition des Arts décoratifs à Paris en 1925, avec plusieurs réalisations.
Il est au cœur des débats sur l'architecture puisque, écarté du Congrès International de l'Architecture Moderne (CIAM) au deuxième congrès de 1929 par Le Corbusier et Giedion, il répond à ce geste, la même année, en participant activement à la création de la fondation de l'Union des Artistes Modernes (UAM).
Ce n'est que tardivement qu'il devint constructeur, presque exclusivement pour des clients privés, son unique commande publique ayant été la réalisation d'une caserne de pompiers à Paris. Il réalise plusieurs constructions : la Villa Noailles à Hyères, une rue complète à Paris, la Villa Cavrois.
De 1935 à 1940, il dirige l’école des Beaux-Arts de Lille, grâce au soutien de l'architecte Gabriel Pagnerre, où il tente d'appliquer les principes de l'UAM à un projet pédagogique et institutionnel de formation des architectes. Il participe, en 1939, à l'Exposition du Progrès social à Lille et Roubaix.
Pendant l'occupation, il se réfugia avec sa famille en zone
libre (à Penne-d'Agenais, dans le Lot-et-Garonne) pour protéger sa femme, Andrée Léon-Bernheim, qui
était juive. Malade, il continue cependant à travailler pour
les magasins de chaussures Bally.
Il décède, à Paris, le 8 février 1945, à l'aube de la reconstruction, de la maladie de la pierre, dans les suites d'une intervention chirurgicale. « Un comble pour un architecte », disait-il. Il est enterré au cimetière de Passy dans la 11ème division. La dernière demeure de ce grand architecte étant d'une surprenante banalité, à la différence de celle qu'il a conçu pour son ami architecte Charles Plumet.
Il décède, à Paris, le 8 février 1945, à l'aube de la reconstruction, de la maladie de la pierre, dans les suites d'une intervention chirurgicale. « Un comble pour un architecte », disait-il. Il est enterré au cimetière de Passy dans la 11ème division. La dernière demeure de ce grand architecte étant d'une surprenante banalité, à la différence de celle qu'il a conçu pour son ami architecte Charles Plumet.
L'apport de Mallet-Stevens n'a été pleinement apprécié que
longtemps après sa mort. Il est longtemps considéré, au-delà des années 1970,
par les historiens de l'architecture comme un dandy ou un couturier.
Entre-temps beaucoup de ses réalisations avaient été
laissées à l'abandon (comme la Villa Cavrois), remaniées voire démolies (comme
la concession Alfa Romeo à Paris). En 1975, la Villa Noailles est classée par
l'État Français mais son mobilier pillé, tout comme celui de la Villa Cavrois
est dispersé en vente publique.
Ce n'est que dans les années 1980 que son œuvre a commencé à
être reconnue comme une sorte d'optimum des années 1930 entre recherche
esthétique et exigence de fonctionnalité. Cette redécouverte, marquée notamment
par une rétrospective au Centre Pompidou en 2005, a entraîné la réhabilitation
de plusieurs bâtiments.
Toutes les archives de l'architecte ont été détruites à sa
demande, à l'exception de celles qui ont été données en 1961 au Musée des arts
décoratifs de Paris par sa femme Andrée Léon-Berheim qu'il a épousée en 1928 et
qui est décédée en 1980.
Robert Mallet-Stevens en 1924, photographié par Thérèse Bonney
Photographie de plateau du décor de Robert Mallet-Stevens pour Le Vertige de Marcel L'Herbier
Mallet-Stevens, en 1924, avec dans ses mains le projet de villa présentée à l'occasion de l'exposition annuelle des étudiants de l'Ecole spéciale d'architecture. Les plans d'exécution porte cette signature (publiés dans l'Architecture vivante été 1924).
La maquette de la villa (1924)
Photographie de Robert Mallet-Stevens,
sur la couverture du journal de l'Université des Annales, le 1er décembre 1926
Robert Mallet-Stevens, portrait dit à la " Lucky Strike "
Portrait photographique de Robert Mallet-Stevens
par Harry Meerson, en 1930 (215 x 170 mm)
Robert Mallet-Stevens au centre de la photo avec à sa droite (à gauche sur le cliché) Le Corbusier et à sa gauche (à droite sur le cliché) Auguste Perret
Portrait de l'architecte Robert Mallet-Stevens en 1936. Épreuve gélatino-argentique par Laure Albin-Guillot (1892-1962) 22 x 16,5 cm. (8,7 x 6,5 in.)
Ci-dessous deux autres portraits de Rob. Mallet-Stevens par Laure Albin-Gillot
Robert Mallet-Stevens par Louis Marcoussis en 1932
Buste en plâtre de Robert Mallet-Stevens sculpté en 1926 par les frères Jan et Joël Martel (face, profil et 3/4)
Robert Mallet-Stevens par Man Ray
![]() |
Robert Mallet-Stevens à Biarritz par Henri Lartigue |
Robert Mallet-Stevens par Edouard Menkès en 1937
"Surfaces unies, arrêtes vives, courbes nettes, matières polies, angles droits ; clarté, ordre. C’est ma maison logique et géométrique de demain."
"Le rôle [des édifices] est non seulement de rendre l’existence heureuse et agréable par leur aspect satisfaisant, mais encore de laisser entrevoir à ceux qui s’arrêtent pour contempler leur proportions ou l’harmonie de leurs formes, un peu de joie et d’idéal."
![]() |
Portrait de Mallet-Stevens par Jacques Emile Blanche
Le même portrait de Robert Mallet-Stevens lors de l'exposition " Itinéraires ", à la Villa Noailles, Hyères en 2016.
Portrait de Robert Mallet-Stevens en 1926 par Jean Hebert-Stevens
Robert Mallet-Stevens (1886-1945) était le cousin germain de Jean Hebert-Stevens (1888-1943). Il existe deux versions de ce portrait. Celle-ci fut présentée au Salon d’Automne en 1926. Huile sur toile 1,16 m x 0,89 m - © Musée des Années 30 - Boulogne-Billancourt. Achat, 1995, subvention du F.R.A.M. (Fonds Régional d'Acquisitions des Musées)
Esquisse représentant Robert Mallet-Stevens peinte par Jean Hebert-Stevens. Dimension 35 x 40 cm.
Une des dernières photographie de Robert Mallet Stevens en 1945
© Jean-Marc Manusardi, petit-neveu de l'architecte
Son décès intervint le 8 février 1945, six mois avant la
libération de sa ville bien-aimée le 25 août. Son épouse Andrée Mallet-Stevens
lui a survécu, jusqu'en 1980.
Le Centre Pompidou a tenu une rétrospective sur les travaux
de Robert Mallet-Stevens en 2005.
|






















































