Eclairage public

L'œuvre architecturale de Robert Mallet-Stevens comporte une dynamique essentielle avec une utilisation nouvelle de la lumière et de l'éclairage.

On sait qu'il travailla de concert avec André Salomon, pour mettre en valeur les volumes de ses réalisations. Comme par exemple dans la Villa Cavrois avec l'emploi d'un éclairage indirect. Raphaël Armand, qui a permis la restauration des luminaires de cette demeure, a retrouvé de nombreux documents à ce sujet. 

Parmi ses autres créations dans ce domaine, il y a aussi celui de l'éclairage public, comme pour la rue qui porte son nom dans le 16e arrondissement de Paris, ou ses interventions pour l'illumination lors des Expositions Internationales de 1925 et 1937.

Des candélabres signés RMS

Les réverbères de la rue Mallet Stevens

La rue qui porte le nom de Robert Mallet-Stevens, dans le 16ème arrondissement de Paris, était éclairée par des candélabres originaux en béton signés par l'architecte. Ceux-ci sont malheureusement détruits.



Les trois candélabres en béton armé dessinés par Mallet-Stevens étaient d’un modèle analogue à ceux de l’exposition des Arts déco de Paris en 1925, avec luminaire identique à celui de la rue La Fontaine, également dans le 16e arrondissement de Paris.


Cliché pris lors de la construction de la rue Mallet-Stevens, avec au premier plan un lampadaire.


Deux photographies prises au même endroit que la précédente, qui permettent d'apprécier l'esthétique de l'ensemble.Ci-dessus, après l'ouverture de la rue et ci-dessous la veille de l'inauguration.


Sur les clichés ci-dessus et ci-dessous, les trois réverbères sont visibles. Ce qui permet de visualiser leur disposition en quinconce.



Lors du tournage du film " La sirène des tropiques" qui se déroula en 1927 dans la rue Mallet-Stevens, les lampadaires firent partie intégrante du décor. Une autre facette du talent de Robert Mallet-Stevens qui, ne l'oublions pas, fut décorateur de cinéma avant de devenir célèbre comme architecte.

Cette applique extérieure existe encore, elle éclaire l'entrée d'une habitation de la rue Mallet-Stevens.


© Cliché Jacques Desbarbieux 2014

Les réverbères de l'exposition de 1925

Connus aussi sous le nom de candélabres " Ananas " en raison de la forme de leur socle, ces lampadaires ont éclairé les allées de l'Exposition Internationale des Arts décoratifs de Paris en 1925.



Ci-dessus et ci-dessous : Le Pavillon R. Lalique à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925 avec au premier plan le candélabre " Ananas " dessiné par Robert Mallet-Stevens.



Un autre exemplaire, sur deux vues différentes, de ce candélabre " Ananas " devant le pavillon Christofle - Baccarat à l'Exposition des Arts décoratifs de 1925.



Dans l'angle droit de cette carte postale éditée à l'occasion de l'Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925, on découvre un candélabre " Ananas " de Robert Mallet-Stevens devant le pavillon de G. Crès et Cie.



Gros plans sur la tête du réverbère et son socle en forme d'ananas

Certains éléments de ces réverbères sont encore visible à proximité du musée des années 30 à Boulogne Billancourt.


Le socle en forme d'ananas qui est l'origine de l'appellation de ces candélabres n'a pas été reproduit en raison de difficultés techniques. 


Le candélabre " Ananas " ayant été adopté par la ville de Paris, on en trouvait beaucoup dans des squares, des places et dans le bois de Boulogne. Malheureusement, ils ont tous disparus. Leur montage et leur entretien était assez complexe, car la conception mélangeait  un assemblage de tôle pour le fut et de fonte pour le socle. Par contre le luminaire Holophane à son sommet, est toujours fabriqué ainsi que le fut Art Déco dessiné par Laprade. Ce sont ces exemplaires qui sont implantés devant le musée des années 30 à Boulogne Billancourt.

Les réverbères de l'exposition de 1937

D'autres réverbères existent toujours. Il s'agit de ceux commandés par la ville de Paris pour l'exposition de 1937 et destinés à éclairer les abords du nouveau palais de Chaillot et l'avenue du président Wilson. 






Plusieurs exemplaires éclairent la place d'Iéna








Voir des compléments sur le site www.mege-paris.org