Casino St Jean-de-Luz


Le Casino La Pergola à Saint-Jean-de-Luz construit en 1927-1928 par Robert Mallet-Stevens




Affiche de Robert Mallet-Stevens


La Pergola est à ses origines un petit casino en bois installé sur la terrasse de l’établissement de bains de cette station réputée. Face à la croissance de l’activité touristique, un projet ambitieux voit le jour en 1923. La municipalité envisage la réalisation d’un hôtel-casino d'envergure beaucoup plus importante sur la terrasse surplombant la plage, à l'emplacement de l'ancien établissement thermal. 

Sa réalisation est confiée à l’architecte William Marcel. L’hôtel-casino devient, selon les plans de William Marcel, un complexe architectural comportant des locaux commerciaux, une galerie couverte et des garages. Le tout affiche clairement sa vocation touristique.



Le projet de l'architecte William Marcel

L’ensemble du complexe adopte au départ le style néo-basque en vogue au début du XXe siècle. Un changement de maître d’œuvre entre 1927 et 1928 fait passer le chantier aux mains de l’architecte moderniste Robert Mallet-Stevens. Il décide de conserver les volumes, mais de retravailler l’esthétique des bâtiments. Il leur apporte ainsi une touche à la fois épurée, moderne et maritime en jouant sur une architecture d’influence navale. Les rambardes métalliques et l’étage supérieur imaginé sur le modèle d’un pont évoquent l’univers des paquebots.

La décoration reste emblématique des Années folles, avec ses vitraux et auvents, et les réverbères bétonnés du petit parc adjacent.

Dans les années 1950, l’architecte Pavlovsky est chargé de modifier l’édifice par une surélévation destinée à accueillir des appartements. Il fait également du jardin un atout touristique supplémentaire en le transformant en mini-golf. Mais un établissement hôtelier construit dans les années 1980 supprime définitivement cet espace vert.




Influencé par le mouvement cubiste, la ligne droite, la lumière et le béton armé sont privilégiés. Le complexe « La Pergola » ouvre ses portes en 1928.




Photo originale parue dans " Dessins de décorateurs et de designers contemporains, Robert Mallet-Stevens (1886-1945) ".





Les 3 clichés précédents, pris en 1928, sont de Thérèse Bonney


Le nouveau complexe composé d'un hôtel, d'un casino, d'un cinéma et d'une galerie de boutiques a été construit en une année record.




Sur cette carte postale apparaissent les noms des deux architectes : William Marcel et Robert Mallet-Stevens.


De gauche à droite : L'Atlantic hôtel, la Plage et la Pergola


A l'arrière du Casino, Robert Mallet Stevens conçoit un jardin très géométrique avec une fontaine lumineuse et 9 totems.








Première transformation malheureuse, le jardin (ci-dessus) devient un mini-golf (ci-dessous)


Au centre du golf miniature, la fontaine de Mallet-Stevens avait été préservée.




Plusieurs cartes postales représente le Casino de Saint Jean de Luz avant sa transformation









L'intérieur


Le hall, collection Jean-Louis Cohen


Le bar de la Pergola. Cliché de Thérèse Bonney.


Une chambre de l'hôtel Atlantic (1928), clichés de Louis Raymond



La salle de boule, publiée dans " L'Encyclopédie des métiers d'art, décoration moderne ".


L'intérieur du casino, la salle de restaurant. 
Publiée dans " Intérieurs, Francis Jourdain, L'art international d'aujourd'hui (1929) ".


L'intérieur du restaurant paru dans " Dessins de décorateurs et de designers contemporains, Robert Mallet-Stevens (1886-1945) ".


Le restaurant, cliché de Louis Raymond


Robert Mallet-Stevens, devant l'hôtel de la Poste à Saint-Jean-de-Luz, avec des amis en 1928


Robert Mallet-Stevens et son épouse Andrée à Saint-Jean-de-Luz en 1928




Robert Mallet-Stevens, photographié en 1928, en tenue basque au milieu des artichauts


Robert Mallet-Stevens, son épouse Andrée et une amie sur la plage de Saint de Luz en 1928


Ci-dessus Robert Mallet-Stevens photographié par Henri Lartigue à Biarritz


Robert Mallet-Stevens devant le casino La Pergola, Saint-Jean-de-Luz, vers 1935, par Man Ray

Sur les photos actuelles on ne retrouve que difficilement l'esthétique voulue par Mallet-Stevens, avec la construction massive qui défigure totalement le projet.





A l'arrière du Casino, la construction de l'hôtel Hélianthal sur l'emplacement de l'ancien jardin a supprimé définitivement les perspectives. La fontaine lumineuse a été démontée ainsi que les totems. La Rotonde apparait désormais écrasée dans cet environnement.







La carte du restaurant © Collection personnelle


L'architecte avait fixé au mur derrière son bureau de la rue Mallet-Stevens ce cadre avec une photo, prise par Thérèse Bonney en 1928, de la Pergola du Casino de Saint Jean de Luz.