Villa Trapenard



Située 5 avenue Le Nôtre à Sceaux cette réalisation de Robert Mallet-Stevens a été construite en 1932 à la demande de Jacques Trapenard. De forme cubique à un étage, un porte-à-faux dégage l'espace d'un garage. Le rez-de-chaussée est occupé par les services tandis que l'étage est réservé à l'habitation (living, bureau et chambres).



La maison et la clôture sont classées. Photos ci-dessous de Jean-Pierre Cappoen © Amis de la Villa Cavrois le 28 février 2016.






Cette maison, l'une des premières du lotissement du parc de Sceaux, figure sur des photos aériennes de 1932. (...) Proche de l'entrée d'honneur, le terrain de Jacques Trapenard fait face à l'orangerie dont le classicisme tranche avec la modernité de Mallet-Stevens. Un contrepoint dont la pertinence est immédiatement perceptible si l'on regarde l'Orangerie depuis le plateau libre du salon des Trapenard. Docteur en droit, Trapenard était un lointain parent de Paul Léon, Directeur des Beaux-Arts et cousin de Mallet-Stevens. 

Trapenard s'installait à Sceaux avec sa femme, sa fille et une domestique. Joueur de violoncelle, il se faisait accompagner au piano et donnait des concerts dans son salon. Petite, mais d'une distribution judicieuse, sa maison à un étage, dominée par un solarium, comblait ses desseins en reprenant les éléments de modénatures chers à l'architecte (auvent balisant l'entrée, fenêtres en bande, hublots). Passé le portail, une allée se glisse sous le volume du salon reposant partiellement sur des pilotis. De là, un jeu d'escaliers intérieurs et extérieurs structure le parcours vers le salon (où un parquet associe un quadrillage d'acajou à de petites lattes de bois clair) et la terrasse.